Aujourd'hui, notre professeur d'anglais nous a demandé d'imaginer quand nous serons vieux.
Rassurez-vous, je n'ai pas les capacités intellectuelles de vous faire la rédaction en anglais, il y aurait trop de fautes. Mais au moins, en français. Je me suis surprise à réfléchir sérieusement à la question. C'est un plaisir que de développer son imagination.. sauf quand celle-ci devient trop débordante..
Spontanément, j'imaginai que ma vie se résumerait à ça, ou presque :
Assise dans une chaise longue au soleil devant ma petite maison, face à mon champ de plantes vertes que je cultiverai.. J'aurai une âme paisible, celle des vieilles personnes qui ont vécu et je vivrai simplement, écoutant ma platine au volume sonore maximum dont le diamant grattant le vinyle produirait un son incomparable. Je n'aurai crainte de déranger mes potentiels voisins, étant donné que dans cette campagne japonaise le nombre d'habitant au kilomètre carré se résumerait à un voir, voire deux dans les zones surpeuplées. J'aurai enfin réalisé un vieux rêve, et j'assumerai complètement: je serai blonde, d'un blond platine, vous dis-je. Mes oreilles auront gardé les sequelles de ma jeunesse, c'est à dire une rangée de percings et quelques tatouages discrets. Manger sera un plaisir, mes placards seront remplis de choses mauvaises pour la ligne et la santé comme du coca black, des macarons au chocolat par dizaines, et des cartons de nouilles instantanées, ainsi que du jus de tomate. Trois soirs par semaine, j'inviterai mes amies du village à jouer aux cartes, prendre le thé avec moi: nous serions comme autrefois, des adolescentes, riant, papottant, et consommant quelques denrées de mon jardin, de mon frigo. Le sol serait recouvert de tatamis, mes meubles, on ne les compterai que sur les doigts de la main. Je vivrai proche de la nature, du sol, une tige de blé dans le coin de la bouche. Grâce aux merveilles de la nature, j'apprécirai mes rares sorties en ville, à la capitale. Je me maquillerai même pour l'occasion, et inviterai mes petits-enfants à m'y accompagner. Une vie de vieux, paisible, quoi.
Pour finir, je vous laisserai réfléchir à quelles plantes je serai suceptible de cultiver.
Sachez qu'elles sont vertes. Cependant, une chose m'échappe, il m'est impossible de dire quel âge aurais-je exactement, ni quel métier aurais-je exercé, ni si je serai seule.. ou accompagnée. Et si accompagnée, par qui? Je vous invite à réfléchir à la question tant pertinante par mon professeur d'anglais, et à m'en faire part. Chose comique, il m'a interrogée, bien sûr, je ne lui ai pas répondu, certainement m'aurait-il prise pour une chiffonnée du ciboulot.